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Jeune conducteur

Combien de temps reste-t-on jeune conducteur ?

Mailys Coipel21 octobre 20248 min de lecture
femme jeune conducteur au volant de sa voiture pendant sa période probatoire

Obtenir son permis de conduire est une étape clé pour de nombreux jeunes, marquant le début d’une nouvelle liberté, celle de pouvoir se déplacer sans contrainte. Cependant, après avoir décroché ce précieux sésame, les nouveaux conducteurs doivent passer par une période probatoire, communément appelée « statut de jeune conducteur ». Cette période, d’une durée variable selon la formation suivie, impose plusieurs restrictions visant à renforcer la sécurité routière.

Combien de temps reste-t-on jeune conducteur ? Quelle est la durée de cette période ? Comment récupérer l’intégralité des points sur son permis ? Cet article répond à ces questions, tout en apportant des informations claires et chiffrées sur la fin du statut de jeune conducteur et les étapes à suivre pour devenir un conducteur expérimenté.

Quand n’est-on plus considéré comme jeune conducteur ?

La période probatoire : une phase incontournable

La période probatoire commence dès l’obtention du permis de conduire et dure en moyenne 3 ans pour les conducteurs ayant suivi une formation traditionnelle. Pendant cette période, le jeune conducteur dispose d’un permis à 6 points, au lieu des 12 points habituels. Chaque année sans infraction permet de récupérer des points supplémentaires, jusqu’à atteindre les 12 points après la fin de la période probatoire.

Pour les conducteurs ayant opté pour la conduite accompagnée (AAC), la durée de la période probatoire est réduite à 2 ans, à condition de ne pas commettre d’infractions. Ce dispositif vise à offrir une expérience de conduite encadrée avant d’obtenir le permis définitif, réduisant ainsi le risque d’accidents liés à l’inexpérience.

Comment la période probatoire se termine-t-elle ?

La fin de la période probatoire est automatique. Si aucun point n’a été perdu durant cette période, le conducteur passe du statut de jeune conducteur à celui de conducteur expérimenté sans avoir à effectuer de démarche particulière. La durée exacte dépend de la méthode d’apprentissage :

  • 3 ans** pour la formation classique.
  • 2 ans** pour la conduite accompagnée (AAC).

Il est aussi possible de raccourcir cette durée en suivant une formation post-permis. Cette formation de 7 heures, réalisée entre le 6e et le 12e mois suivant l’obtention du permis, permet de réduire la période probatoire de 3 à 2 ans, et de 2 à 1 an et demi pour les conducteurs AAC.

L’importance du disque

A

Pendant toute la durée de la période probatoire, les jeunes conducteurs doivent apposer un disque A à l’arrière de leur véhicule. Ce disque, obligatoire, indique aux autres usagers de la route que le conducteur est encore en phase d’apprentissage. Il doit être visible, mais ne doit pas gêner la visibilité de la plaque d’immatriculation ni des feux arrière.

En cas d’oubli, une amende de 35 euros peut être infligée au conducteur. Toutefois, cette amende n’entraîne pas de retrait de points. Conduire sans le disque A ne prolonge pas la période probatoire, mais reste une infraction à ne pas négliger.

disque A sur une voiture de jeune conducteur qui représente la période probatoire
disque A sur une voiture de jeune conducteur qui représente la période probatoire

Quand passe-t-on de 6 à 12 points ?

Un système de points progressif

Lorsqu’un nouveau conducteur obtient son permis, il commence avec un capital de 6 points. Cette limitation est mise en place pour encourager une conduite prudente durant les premières années. L’objectif est de permettre au jeune permis d’acquérir de l’expérience tout en restant attentif à ses obligations légales.

Si aucune infraction n’est commise pendant la période probatoire, le nombre de points augmente progressivement :

  • +2 points par an** dans le cas d’une formation traditionnelle (soit 3 ans pour atteindre 12 points).
  • +3 points par an** pour ceux ayant suivi l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC), permettant d’atteindre les 12 points en 2 ans.

En d’autres termes, si le jeune conducteur n’enregistre aucune perte de points, il récupère l’intégralité des 12 points au terme de sa période probatoire, devenant ainsi un conducteur à part entière, sans autre formalité à remplir.

Formation post-permis : une manière de raccourcir la période

Il existe une option pour réduire la période probatoire et accélérer la récupération des points. En suivant une formation post-permis entre le 6e et le 12e mois après l’obtention du permis, le conducteur peut réduire sa période probatoire à :

  • 2 ans** au lieu de 3 ans pour une formation classique.
  • 1 an et demi** au lieu de 2 ans pour la conduite accompagnée.

Cette formation, d’une durée de 7 heures, est dispensée par des auto-écoles agréées et vise à sensibiliser les jeunes conducteurs aux risques de la route. En plus de réduire la durée probatoire, elle permet également de mieux appréhender les situations à risque, offrant ainsi une meilleure préparation à la conduite autonome.

Sanctions et pertes de points : attention aux infractions

Il est essentiel pour un jeune permis de comprendre que chaque infraction commise pendant la période probatoire peut avoir un impact sur la récupération des points. Perdre des points pendant cette période entraîne automatiquement un retard dans le passage aux 12 points.

Si un conducteur perd au moins 3 points en une seule infraction, il doit obligatoirement suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière dans les 4 mois suivant la réception d’un courrier recommandé. Ce stage permet de récupérer jusqu’à 4 points, mais n’annule pas la durée probatoire initiale.

Pour des infractions plus graves, comme un dépassement de vitesse de plus de 50 km/h ou la conduite sous l’emprise d’alcool, le permis probatoire peut être annulé. Dans ce cas, le conducteur doit repasser l’examen du permis, prolongeant ainsi son statut de jeune conducteur.

La transition de 6 à 12 points n’est pas automatique sans une conduite exemplaire. Il est donc crucial pour les jeunes conducteurs de respecter les règles de conduite afin de récupérer l’intégralité de leurs points et de raccourcir leur période probatoire.

Les obligations et les restrictions des jeunes conducteurs

Limitations de vitesse spécifiques

L’une des obligations majeures des jeunes conducteurs est le respect des limitations de vitesse réduites. Durant la période probatoire, ces conducteurs doivent adopter des vitesses maximales plus basses que celles des conducteurs expérimentés. Voici les principales restrictions :

  • 110 km/h** au lieu de 130 km/h sur autoroute.
  • 100 km/h** au lieu de 110 km/h sur les voies rapides.
  • 80 km/h** sur les routes secondaires, comme pour tous les autres conducteurs depuis la réforme de 2018.

Ces limitations sont mises en place pour permettre aux jeunes conducteurs de prendre le temps d’adapter leur conduite aux conditions de circulation, tout en évitant les excès de vitesse, qui sont l’une des principales causes d’accidents pour cette catégorie d’usagers. Le non-respect de ces limitations peut entraîner des pertes de points, voire la suspension du permis en cas de dépassements importants.

Taux d’alcoolémie réduit

Autre obligation importante : le taux d’alcoolémie autorisé pour les jeunes conducteurs est bien plus strict que celui des conducteurs expérimentés. Alors que le taux maximal autorisé est de 0,5 g/l de sang pour les conducteurs aguerris, il est réduit à 0,2 g/l de sang pour les jeunes conducteurs, ce qui correspond, dans les faits, à une interdiction de consommer de l’alcool avant de prendre le volant.

Cette mesure a été mise en place pour réduire les risques d’accidents liés à la consommation d’alcool, qui reste l’une des principales causes d’accidents mortels chez les jeunes conducteurs. La moindre consommation d’alcool peut donc entraîner une sanction immédiate, avec une suspension du permis, une amende importante, et la perte de tous les points du permis probatoire.

L’assurance auto : un coût élevé pour les jeunes conducteurs

Les jeunes conducteurs, en raison de leur manque d’expérience et des risques accrus d’accidents, sont également soumis à des surprimes d’assurance. Celles-ci peuvent aller jusqu’à 100 % la première année. Par exemple, un jeune conducteur dont l’assurance coûterait 500 euros pour un conducteur expérimenté devra payer 1000 euros sa première année de conduite.

Cette surprime est dégressive et baisse chaque année si aucune infraction n’est commise. Elle peut être ramenée à 50 % la deuxième année, puis à 25 % la troisième année. Pour réduire ces coûts, il est conseillé aux jeunes conducteurs de choisir des véhicules moins puissants et de profiter des options d’assurance adaptées à leur statut, comme celles proposées par Cartage, qui permet de souscrire une assurance auto temporaire pour de courtes périodes, idéale pour les jeunes qui empruntent une voiture de temps à autre.

homme qui conseille une assurance à une femme jeune conducteur lors de sa période probatoire
homme qui conseille une assurance à une femme jeune conducteur lors de sa période probatoire

Conclusion

Le statut de jeune conducteur impose plusieurs obligations et restrictions visant à améliorer la sécurité routière. Avec une période probatoire de 2 à 3 ans, des limitations de vitesse spécifiques, une tolérance zéro en matière d’alcool, et des coûts d’assurance plus élevés, il est essentiel pour les nouveaux conducteurs d’adopter une conduite prudente. Le respect de ces règles leur permettra de récupérer rapidement tous leurs 12 points et de devenir des conducteurs expérimentés.

Pour les jeunes qui n’ont pas encore leur propre véhicule mais qui doivent conduire occasionnellement sur des voitures  (déjà assuré par le propriétaire) qu’ils empruntent, des solutions comme Cartage, qui propose une assurance auto à la journée dédiée au partage de voiture, peuvent offrir une flexibilité et une sécurité supplémentaires, tout en respectant les obligations légales.

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