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Quelles sont les émissions de CO2 des voitures électriques ?

Marilys Avril15 octobre 202410 min de lecture
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La voiture électrique est souvent présentée comme la solution pour lutter contre les émissions de CO2 et les problèmes de pollution liés au transport. Avec une augmentation constante des ventes et une adoption grandissante, il est essentiel de bien comprendre l’impact environnemental de ces véhicules. Mais émettent-ils réellement moins de CO2 que leurs homologues thermiques ?

On vous dit tout sur les émissions de CO2 des voitures électriques, leur comparaison avec les voitures thermiques, et quel est leur taux de pollution réel.

Par ailleurs, il est important de noter que le choix de se déplacer en voiture électrique ne signifie pas nécessairement posséder un véhicule. Des alternatives tel que le partage de voiture entre proche existent et peuvent être une option écologique pour les trajets occasionnels, à l’image de la solution d’assurance temporaire proposée par Cartage.

Les émissions de CO2 des voitures électriques : un mythe ou une réalité ?

Les émissions directes et indirectes de CO2

Lorsqu’on parle des voitures électriques, la première chose que l’on mentionne est leur capacité à rouler sans émettre de CO2 par le pot d’échappement. Cela signifie qu’à l’usage, elles ne contribuent pas directement à la pollution de l’air en milieu urbain, contrairement aux véhicules à moteur thermique qui émettent du dioxyde de carbone et des particules fines à chaque trajet.

Cependant, il est essentiel de comprendre que les émissions indirectes existent bel et bien. Ces émissions proviennent principalement de la production de l’électricité utilisée pour recharger le véhicule. Par exemple, dans des pays où l’électricité est majoritairement produite à partir de charbon, l’empreinte carbone d’une voiture électrique peut être significativement élevée. En moyenne, les émissions indirectes d’une voiture électrique en France, qui bénéficie d’un mix énergétique décarboné (notamment grâce au nucléaire), sont estimées à environ **60 g

CO2e/km**.

Le cycle de vie d'une voiture électrique

Pour bien comprendre l’impact environnemental d’une voiture électrique, il faut considérer son cycle de vie complet, qui comprend trois phases : la fabrication, l’utilisation et la fin de vie.

  • Phase de fabrication : La fabrication d’une voiture électrique est plus énergivore que celle d’une voiture thermique. En particulier, la production de la batterie représente environ 45 % de l’empreinte carbone totale de la fabrication. On estime que les émissions associées à la fabrication d’une voiture électrique moyenne s’élèvent à environ **83,6 g

CO2e/km**, soit environ 50 % de plus qu’une voiture thermique classique à ce stade.

  • Phase d’utilisation : Durant cette phase, les voitures électriques se distinguent par leur absence d’émissions directes de CO2. Leur impact dépend alors essentiellement du mix énergétique du pays dans lequel elles sont rechargées. En France, grâce à un mix énergétique relativement propre, les émissions moyennes d’un véhicule électrique sont estimées à **59,9 g

CO2e/k

Wh**.

  • Phase de fin de vie : La fin de vie d’un véhicule implique le recyclage des composants, dont les batteries. Celles-ci peuvent être réutilisées ou recyclées pour récupérer des matériaux précieux tels que le lithium et le cobalt, réduisant ainsi l’impact environnemental.

Le mix énergétique et son impact

Le mix énergétique est un élément déterminant dans le calcul de l’empreinte carbone d’une voiture électrique. En effet, si la production d’électricité provient majoritairement de sources fossiles, telles que le charbon, le bilan carbone à l’utilisation peut être bien plus élevé. Par exemple, dans certains pays, les émissions peuvent atteindre **150 g

CO2e/km**, soit presque autant qu’une voiture thermique. En revanche, dans des pays comme la France ou la Norvège, où l’électricité est principalement produite à partir de sources décarbonées (nucléaire, hydroélectricité), le bilan carbone des voitures électriques est nettement plus favorable.

L’impact environnemental varie donc selon le lieu de recharge. Il est essentiel pour les utilisateurs de choisir un mix électrique vert, si possible, afin de maximiser l’intérêt écologique de la voiture électrique.

Est-ce qu'une voiture électrique pollue plus qu'une voiture thermique ?

L'empreinte carbone de la fabrication

Lorsqu’on compare les voitures électriques et les voitures thermiques, l’un des principaux points de différence réside dans leur empreinte carbone liée à la fabrication. La production d’une voiture électrique est plus énergivore, notamment en raison de la fabrication de la batterie, qui représente environ 45 % des émissions de CO2 liées à l’ensemble du processus de production. Pour une voiture électrique de taille moyenne, les émissions associées à la fabrication sont estimées à **83,6 g

CO2e/km**.

En revanche, la fabrication d’une voiture thermique, incluant la production de son moteur à combustion et ses composants, génère environ **40 g

CO2e/km**. Cette différence de plus de 50 % à ce stade de la fabrication est principalement attribuée aux processus de raffinage et d’extraction des métaux rares, tels que le lithium, le cobalt, et le nickel, indispensables pour les batteries des véhicules électriques.

L'impact des phases d'utilisation

L’impact environnemental des véhicules dépend également de leur phase d’utilisation. Pour une voiture thermique, cette phase est directement associée à des émissions importantes de CO2, en fonction de la combustion des carburants. Par exemple, une voiture essence émet en moyenne **200 g

CO2e/km**, tandis qu’une voiture diesel émet environ **190 g

CO2e/km**. Ces émissions incluent les émissions directes issues de la combustion, ainsi que les émissions indirectes dues à l’extraction, au raffinage, et au transport des carburants.

En revanche, la voiture électrique n’émet pas de CO2 à l’usage, car elle ne brûle aucun carburant. Les émissions proviennent principalement de la production d’électricité nécessaire à sa recharge. En France, grâce au mix énergétique composé majoritairement de nucléaire et d’hydroélectricité, les émissions moyennes à l’utilisation sont d’environ **59,9 g

CO2e/k

Wh**, ce qui est nettement inférieur aux émissions d’un véhicule thermique. Cela signifie qu’au fil des kilomètres parcourus, la voiture électrique compense progressivement les émissions initiales dues à sa fabrication, contrairement à une voiture thermique qui continue de produire des émissions élevées tout au long de sa vie.

Comparaison sur la durée de vie

Pour évaluer l’impact des voitures électriques et thermiques sur l’ensemble de leur cycle de vie, il est nécessaire de considérer la durée moyenne d’utilisation des véhicules, qui est généralement de 200 000 km. Selon une étude récente, les émissions totales d’une voiture électrique sur son cycle de vie sont estimées à 12 tonnes de CO2e, alors que les émissions d’une voiture thermique peuvent atteindre 32 tonnes de CO2e sur la même période.

Les bénéfices climatiques des voitures électriques deviennent particulièrement évidents après environ 50 000 km, moment où les émissions évitées à l’usage compensent les émissions additionnelles de la phase de fabrication. En comparaison, une citadine thermique émet 2,5 fois plus de CO2 que son équivalent électrique sur toute sa durée de vie. Toutefois, l’empreinte carbone d’une voiture électrique dépend également de facteurs tels que l’origine de l’électricité utilisée pour la recharge et le type de batterie installé.

Des initiatives telles que l’utilisation de solutions de mobilité temporaire, comme celles offertes par Cartage, permettent de limiter la production excessive de voitures tout en répondant aux besoins de mobilité. Prêter une voiture non utilisé pour des trajets occasionnels est une alternative écologique, réduisant ainsi la demande en ressources nécessaires à la production de nouveaux véhicules.

Émissions liées à la production d'électricité

Émissions liées à la production d'électricité

Même si une voiture électrique n’émet pas de CO2 pendant son utilisation, cela ne signifie pas qu’elle est complètement dépourvue d’impact environnemental. Les émissions de CO2 d’une voiture électrique dépendent en grande partie de la manière dont est produite l’électricité utilisée pour recharger sa batterie. En France, où le mix énergétique est composé principalement de nucléaire et d’hydroélectricité, les émissions moyennes sont d’environ **59,9 g

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Wh**. Cela place la voiture électrique dans une position avantageuse par rapport aux véhicules thermiques, notamment dans les pays où l’électricité est peu carbonée.

Toutefois, la situation peut être différente dans d’autres pays qui dépendent encore fortement des centrales à charbon. Par exemple, dans certains pays, les émissions de CO2 liées à la production d’électricité peuvent atteindre des niveaux élevés, ce qui réduit les bénéfices climatiques des véhicules électriques. Par conséquent, le taux de pollution des voitures électriques dépend largement du contexte énergétique du pays où elles sont utilisées.

Usure des pneus et particules fines

Un autre facteur à prendre en compte est l’émission de particules fines provenant de l’usure des pneus et des freins, qui est souvent sous-estimée. Bien que les voitures électriques n’émettent pas de gaz d’échappement, elles ne sont pas totalement exemptes de produire des particules fines. En effet, le poids supplémentaire des batteries entraîne une usure accrue des pneus, ce qui génère des particules en suspension dans l’air.

En moyenne, on estime que l’usure des pneus, des freins et des routes représente environ 10 à 20 % de la pollution particulaire totale générée par un véhicule. Bien que cela soit inférieur aux émissions directes de CO2 des voitures thermiques, cela démontre que les voitures électriques ne sont pas totalement exemptes d’impact environnemental, et qu’elles contribuent à la pollution de l’air d’une manière différente.

Comparaison des émissions totales

Lorsqu’on compare les voitures électriques aux voitures thermiques en termes de taux de pollution, il est crucial de prendre en compte l’ensemble de leur cycle de vie. Sur la base des analyses disponibles, une voiture électrique émet en moyenne **100 g

CO2e par kilomètre** sur toute sa durée de vie, contre **200 à 250 g

CO2e par kilomètre** pour une voiture thermique équivalente. Cette réduction est particulièrement notable à partir de 50 000 km, moment où les émissions évitées à l’usage commencent à compenser l’empreinte carbone de la fabrication de la batterie.

Malgré certaines émissions indirectes, les voitures électriques sont considérées comme une solution efficace pour réduire les émissions globales de CO2, à condition qu’elles soient utilisées dans des pays disposant d’un mix énergétique décarboné. En complément, des pratiques comme le recours à des solutions de mobilité partagée ou temporaire, telles que celles offertes par Cartage, peuvent permettre d’optimiser l’utilisation des ressources tout en réduisant le besoin de produire de nouveaux véhicules polluants.

Conclusion

En conclusion, bien que la voiture électrique ne soit pas totalement exempte d’impact environnemental, elle représente une avancée significative en termes de réduction des émissions de CO2 par rapport aux voitures thermiques. Les émissions liées à la fabrication des batteries, la production d’électricité, et l’usure des pneus montrent que les véhicules électriques ne sont pas « zéro émission ». Cependant, sur l’ensemble de leur cycle de vie, ils affichent un taux d’émissions bien plus faible, surtout lorsque l’électricité utilisée est issue de sources peu carbonées.

Pour que cette technologie devienne encore plus durable, il est essentiel de développer des processus de fabrication moins énergivores, d’améliorer le recyclage des batteries, et de privilégier des pratiques de mobilité intelligente, telles que l’utilisation de solutions de mobilité temporaire comme Cartage. En adoptant une approche globale, il est possible de maximiser les avantages environnementaux des voitures électriques tout en répondant aux défis posés par le changement climatique.

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