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Prime à la conversion 2025 : fin du dispositif et alternatives

Marilys Avril28 février 20259 min de lecture
homme qui cherche des alternatives à la fin de la prime à la conversion en 2025

Depuis plusieurs années, la prime à la conversion a permis à des milliers d’automobilistes français de remplacer leurs véhicules anciens et polluants par des modèles plus respectueux de l’environnement. Cette aide gouvernementale, cumulable avec le bonus écologique, avait pour objectif d’accélérer la transition vers une mobilité plus durable en incitant financièrement les particuliers et les professionnels à opter pour des voitures moins polluantes.

Cependant, 2025 marque un tournant avec l’annonce de la suppression de cette prime, une décision qui s’inscrit dans un contexte de restrictions budgétaires et de recentrage des aides sur d’autres dispositifs. De nombreux automobilistes se demandent alors ce que cette suppression signifie concrètement pour eux, s’ils peuvent encore bénéficier d’une aide et quelles sont les alternatives disponibles.

Dans cet article, nous allons examiner en détail :

  • Si la prime à la conversion est reconduite en 2025,

  • Le fonctionnement du bonus écologique en 2025,

  • La date officielle de fin de la prime et ses implications.

Est-ce que la prime à la conversion est reconduite en 20

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5 ? Une suppression confirmée par le gouvernement

L’annonce est désormais officielle : la prime à la conversion disparaît à partir du 2 décembre 2024. Cette décision a été prise dans le cadre du projet de loi de finances 2025, qui prévoit une réduction des budgets alloués aux aides automobiles.

Pour rappel, cette prime permettait d’obtenir entre 1 500 € et 5 000 € en échange de la mise au rebut d’un véhicule ancien (diesel d’avant 2011 ou essence d’avant 2006) au profit d’un modèle neuf ou d’occasion plus propre. Cependant, avec un budget revu à 700 millions d’euros en 2025 contre 1,5 milliard en 2024, les priorités ont changé.

L’objectif du gouvernement est désormais de concentrer les financements sur le bonus écologique et le leasing social, jugés plus efficaces pour accélérer l’adoption des véhicules électriques.

Une période transitoire jusqu’en février 20

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Bien que la prime soit officiellement supprimée en décembre 2024, une période transitoire a été mise en place afin de permettre aux automobilistes ayant déjà engagé des démarches d’en bénéficier.

Jusqu’au 14 février 2025, la prime reste accessible sous certaines conditions :

  • Le véhicule neuf doit avoir été commandé avant le 2 décembre 2024.

  • La facturation ou le premier loyer en cas de location doivent intervenir avant le 14 février 2025.

Il est important de noter que ces dispositions transitoires ne concernent pas les véhicules d’occasion. Ainsi, depuis le 2 décembre 2024, il n’est plus possible d’obtenir la prime à la conversion pour un achat de véhicule d’occasion, même si les démarches avaient été entamées avant cette date.

Quelles alternatives pour les automobilistes ?

Avec la disparition de cette aide, il devient essentiel de trouver d’autres solutions pour réduire le coût d’acquisition d’un véhicule propre. Parmi les alternatives encore en place en 2025, on retrouve :

  • Le bonus écologique, qui permet d’obtenir une aide financière pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique.

  • Le leasing social, un dispositif qui permet aux ménages modestes de louer une voiture électrique à partir de 100 € par mois.
  • Les aides locales et régionales, qui peuvent compléter le bonus écologique dans certaines communes ou régions.

  • Les assurances flexibles, comme Cartage, qui offrent des solutions d’assurance temporaire adaptées aux conducteurs occasionnels lors de prêt de voiture entre particulier et permettent d’optimiser les coûts de mobilité.

Avec la fin de la prime à la conversion, les automobilistes devront donc adapter leur stratégie d’achat en tenant compte des nouvelles conditions d’aide et des possibilités de financement disponibles en 2025.

voiture verte illustrant la prime à la conversion 2025 et ses alternatives
voiture verte illustrant la prime à la conversion 2025 et ses alternatives

Quel bonus écologique en 2025 ?

Un dispositif maintenu mais modifié

Contrairement à la prime à la conversion, qui disparaît en 2025, le bonus écologique reste en vigueur. Toutefois, son budget est revu à la baisse et certaines conditions d’éligibilité sont modifiées.

Le gouvernement a décidé de réduire les montants du bonus et d’imposer des critères environnementaux plus stricts. En 2024, un véhicule devait déjà obtenir un « score environnemental » validé par l’ADEME pour être éligible à l’aide. En 2025, cette exigence est maintenue et renforcée, excluant certains modèles de voitures pourtant électriques mais jugés trop polluants sur l’ensemble de leur cycle de vie.

L’un des changements majeurs concerne le montant des aides accordées. En fonction du revenu fiscal de référence (RFR) par part, le bonus écologique en 2025 est réparti comme suit :

  • 4 000 €** pour les ménages dont le RFR est inférieur à 16 300 €.
  • 3 000 €** pour les ménages avec un RFR compris entre 16 301 € et 26 200 €.
  • 2 000 €** pour ceux dont le RFR dépasse 26 200 €.

Pour les habitants des départements d’Outre-mer, une majoration de 1 000 € est prévue afin de compenser le coût plus élevé de la mobilité sur ces territoires.

Quels véhicules sont éligibles ?

Tous les véhicules électriques ne peuvent pas bénéficier du bonus écologique. Pour y avoir droit, ils doivent respecter plusieurs critères :

  • Un prix d’achat inférieur à 47 000 € (au-delà, le bonus est réduit, voire inexistant).

  • Un poids inférieur à 3,5 tonnes.

  • Un score environnemental conforme aux exigences de l’ADEME.

Les véhicules hybrides rechargeables sont également concernés, mais de façon plus limitée :

  • Un bonus de 1 000 € est accordé aux voitures hybrides ayant une autonomie 100 % électrique d’au moins 50 km et dont le prix ne dépasse pas 50 000 €.
  • Les entreprises ne peuvent plus bénéficier de cette aide, contrairement aux années précédentes.

Quant aux véhicules à hydrogène, ils conservent une subvention de 3 000 €, à condition que leur prix ne dépasse pas 60 000 €.

Quelles restrictions en 20

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5 ?

Si le bonus écologique reste une aide précieuse, il devient moins accessible qu’auparavant en raison de nouvelles restrictions :

  • Fin des aides pour les camionnettes et véhicules utilitaires.

  • Suppression des bonus pour les deux et trois-roues motorisés.

  • Exclusion de certains modèles électriques jugés trop polluants selon l’analyse du cycle de vie menée par l’ADEME.

Ces évolutions visent à favoriser les véhicules réellement peu polluants et à inciter les constructeurs à produire des voitures électriques avec un bilan carbone optimisé, de la fabrication au recyclage.

Pour les automobilistes souhaitant changer de véhicule en 2025, il devient essentiel de bien vérifier les conditions d’éligibilité avant d’acheter ou de louer une voiture électrique. Les offres de leasing social et certaines aides locales pourront venir compléter ces dispositifs, mais la baisse progressive des subventions risque d’impacter directement le coût d’acquisition des véhicules propres.

Quand se termine la prime à la conversion ?

Suppression de la prime à la conversion en 20 2

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La prime à la conversion, qui permettait aux automobilistes de bénéficier d’une aide financière pour remplacer un ancien véhicule polluant par un modèle plus propre, disparaît en 2025. Selon les annonces du ministère de l’Économie, cette suppression résulte d’un réajustement budgétaire dans le cadre du Projet de loi de finances.

Le budget consacré aux aides pour l’achat de véhicules propres a été réduit à 700 millions d’euros, contre 1,5 milliard d’euros en 2024. Cette coupe budgétaire a entraîné la suppression de plusieurs dispositifs, dont la prime à la conversion.

Une période transitoire jusqu’en février 20

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Même si la prime est officiellement supprimée, une période transitoire a été mise en place pour permettre aux automobilistes ayant commandé ou loué un véhicule avant le 2 décembre 2024 d’en bénéficier.

Les conditions à respecter pour encore obtenir cette aide en 2025 sont les suivantes :

  • Le véhicule neuf doit avoir été commandé ou son contrat de location signé avant le 2 décembre 2024.
  • La facturation ou le versement du premier loyer doit être effectué avant le 14 février 2025.

En revanche, les véhicules d’occasion ne peuvent plus bénéficier de la prime à la conversion depuis le 2 décembre 2024.

Quelles conséquences pour les automobilistes ?

Avec la suppression de cette prime, le coût d’acquisition d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable augmente pour de nombreux ménages. La prime à la conversion permettait de réduire le prix d’achat d’un véhicule propre de 1 500 à 5 000 €, selon le revenu fiscal et l’usage du véhicule.

Pour compenser cette disparition, certaines alternatives existent :

  • Le bonus écologique, qui reste en vigueur en 2025 mais avec des montants réduits.

  • Le leasing social, qui permet de louer une voiture électrique à partir de 100 € par mois pour les ménages modestes.

  • Les aides locales, certaines régions ou collectivités maintenant des subventions pour l’achat d’un véhicule propre.

Les automobilistes devront désormais anticiper leurs futurs achats et vérifier les aides disponibles afin de réduire au maximum le coût de transition vers une mobilité plus propre.

Conclusion

L’année 2025 marque un tournant dans les aides à l’achat de véhicules propres en France. La suppression de la prime à la conversion, effective depuis le 2 décembre 2024, complique l’accès à une voiture moins polluante pour certains ménages. Seule une période transitoire permet encore à quelques automobilistes d’en bénéficier jusqu’au 14 février 2025, sous conditions.

En parallèle, le bonus écologique est maintenu mais avec des restrictions et des montants en baisse. Pour les ménages souhaitant passer à l’électrique ou à l’hybride rechargeable, il devient essentiel de bien planifier leur achat et d’explorer d’autres aides comme le leasing social ou les subventions locales.

Alors que l’État réduit progressivement ses aides, la transition vers une mobilité plus durable repose désormais sur l’offre des constructeurs automobiles et sur l’émergence de modèles plus accessibles. Les automobilistes devront redoubler d’attention pour choisir un véhicule adapté à leurs besoins tout en optimisant leur budget.

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