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Les limites de l’assurance au tiers : accident responsable

Mailys Coipel14 avril 20257 min de lecture
accident responsable et assurance au tiers

Lorsqu’un conducteur souscrit une assurance auto au tiers, il bénéficie de la couverture minimale légale : seuls les dommages causés aux tiers sont pris en charge. Mais que se passe-t-il en cas d’accident responsable ? Qui paie les réparations du véhicule de l’assuré ? Peut-on bénéficier d’une indemnisation dans certains cas ?

Le sujet devient encore plus complexe lorsque l’on considère le prêt de voiture. Quelles sont les conséquences si un proche emprunte votre voiture et cause un accident ? L’assurance au tiers couvre-t-elle toujours les dégâts ?

À travers cet article, nous allons voir en détail :

  • Ce que couvre (et ne couvre pas) l’assurance au tiers,

  • Les conséquences d’un accident responsable,

  • Les solutions pour mieux se protéger, notamment dans le cadre du partage de véhicule.

L’assurance au tiers : fonctionnement et limites

Les garanties incluses dans l’assurance au tiers

L’assurance au tiers est la formule la plus basique et la moins chère. Elle est le niveau minimum obligatoire en France selon l’article L211-1 du Code des assurances. Son objectif est de garantir l’indemnisation des victimes en cas d’accident causé par l’assuré.

  • Les dommages matériels causés aux autres véhicules,

  • Les blessures des autres usagers (conducteurs, passagers, piétons, cyclistes, etc.),
  • Les dommages subis par les passagers du véhicule assuré.

En revanche, le conducteur responsable n’est pas couvert pour ses propres dommages.

Exemple concret :

Imaginons que vous perdez le contrôle de votre véhicule sur une route verglacée et que vous percutez une autre voiture. Votre assurance indemnisera le conducteur de cette voiture ainsi que les éventuels blessés. En revanche, les réparations de votre propre véhicule seront entièrement à votre charge.

Ce que l’assurance au tiers ne couvre pas

Si un conducteur assuré au tiers est responsable d’un accident, voici ce qu’il devra payer lui-même :

  • Les réparations de votre propre voiture,

  • Vos frais médicaux et d’hospitalisation (sauf si vous avez une garantie personnelle du conducteur),

  • Les coûts d’immobilisation du véhicule (dépannage, remorquage, fourrière),

  • Les pertes financières si votre véhicule est déclaré « économiquement irréparable »,
  • Les dommages liés au vol, à l’incendie ou au vandalisme**,
  • Les frais juridiques en cas de litige.

Exemple : Si vous percutez un autre véhicule en glissant sur une route mouillée, votre assurance indemnisera l’autre conducteur, mais vous devrez payer l’intégralité des réparations de votre voiture.

Chiffres clés :

  • Un accident responsable peut coûter de 500 € à 5 000 € en réparations pour une citadine, et bien plus pour un véhicule haut de gamme.
  • Une hospitalisation après un accident peut représenter plusieurs milliers d’euros, selon la gravité des blessures.
  • En 2023, 30 % des conducteurs souscrivent uniquement une assurance au tiers en raison de son prix attractif, mais 60 % des véhicules accidentés nécessitent des réparations coûteuses.

Pourquoi souscrire une assurance au tiers ?

L’assurance au tiers est généralement choisie par :

Les conducteurs de voitures anciennes : Lorsque la valeur d’un véhicule est inférieure à 2 000 €, il est souvent plus rentable de souscrire une assurance au tiers plutôt qu’une couverture tous risques.

Les petits rouleurs : Si vous conduisez moins de 10 000 km par an, vous avez statistiquement moins de risques d’accident.

Les jeunes conducteurs : Ils optent souvent pour cette formule afin de limiter le coût élevé de leur prime d’assurance.

Exemple : Si votre voiture a une valeur Argus de 1 500 €, souscrire une assurance tous risques peut ne pas être rentable. En cas d’accident, l’indemnisation ne dépassera jamais cette somme, alors que les cotisations annuelles d’une assurance tous risques peuvent atteindre 600 à 800 €.

Qui paie les réparations en cas d’accident responsable ?

En cas d’assurance au tiers classique

Si l’accident est entièrement de votre faute et que vous avez une assurance au tiers classique, la situation est simple :

L’assurance indemnise les tiers impliqués : véhicules endommagés, blessés, mobilier urbain, etc.

Vous devez payer vous-même les réparations de votre véhicule et vos éventuels frais médicaux.

Exemple concret :

  • Vous grillez un stop et percutez une autre voiture. L’assurance couvre les réparations de l’autre véhicule, mais les 1 500 € de réparations de votre propre voiture sont à votre charge.
  • Vous perdez le contrôle sous la pluie et finissez contre un mur. L’assurance ne rembourse rien pour votre voiture car vous êtes seul responsable.

En cas d’assurance au tiers améliorée (avec garanties complémentaire

s)

Si vous avez souscrit des garanties optionnelles, vous pouvez être mieux protégé même avec une assurance au tiers.

Les options les plus courantes incluent :

  • Garantie conducteur : couvre les frais médicaux en cas de blessure.

  • Garantie tierce collision : indemnise les réparations si l’accident implique un autre véhicule (mais pas en cas de choc contre un mur ou un arbre).
  • Protection juridique : aide en cas de litige avec un tiers impliqué.

Exemple :

Si vous heurtez un arbre après avoir évité un piéton, votre voiture ne sera pas indemnisée avec un tiers classique, mais elle pourra l’être si vous avez une option « tierce collision ».

En cas d’accident avec un tiers non identifié ou non assuré

Si vous êtes percuté par un conducteur qui prend la fuite ou qui n’a pas d’assurance, vous ne pourrez pas être indemnisé avec une assurance au tiers simple.

La seule solution est de saisir le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO), qui peut couvrir une partie des dommages. Cependant, les démarches sont longues et complexes, et l’indemnisation est souvent limitée.

Le cas particulier du prêt de voiture et les assurances complémentaires

Comment fonctionne l’assurance en cas de prêt de voiture ?

En général, l’assurance suit le véhicule et non le conducteur. Cela signifie que si vous prêtez votre voiture, c’est votre assurance qui intervient en cas de sinistre, même si ce n’est pas vous qui conduisez.

Cependant, il existe plusieurs restrictions :

Le prêt de voiture peut être exclu du contrat : certains assureurs interdisent explicitement à un autre conducteur d’utiliser le véhicule.

Les franchises peuvent être plus élevées si ce n’est pas le conducteur principal qui est impliqué dans l’accident.

Les jeunes conducteurs peuvent ne pas être couverts, ou alors avec une surprime importante.

Exemple :

Si vous prêtez votre voiture à un ami et qu’il a un accident responsable avec une assurance au tiers :

  • L’assurance paiera pour l’autre véhicule impliqué,

  • Votre voiture ne sera pas indemnisée,

  • Votre bonus-malus sera impacté, même si ce n’était pas vous au volant !

Pourquoi souscrire une assurance complémentaire comme Cartage ?

Si vous prêtez votre voiture régulièrement, souscrire une assurance temporaire complémentaire peut être une solution idéale. C’est là qu’une offre comme Cartage devient intéressante :

Elle couvre les franchises élevées appliquées en cas de prêt de voiture

Elle prend en charge jusqu’à 3 000 € de surcoûts en cas d’accident.

Elle est simple et immédiate : pas besoin de modifier votre contrat principal.

Exemple concret :

Vous prêtez votre voiture à votre cousin, qui cause un accident. Votre assurance au tiers prend en charge les dommages à l’autre véhicule, mais vous devez payer 1 200 € de réparations et 800 € de franchise. Avec une assurance complémentaire comme Cartage, ces frais peuvent être couverts.

Conclusion

L’assurance au tiers est une solution économique, mais elle présente de nombreuses limites, surtout en cas d’accident responsable. Pour éviter les mauvaises surprises, il est conseillé de souscrire des garanties complémentaires ou d’opter pour une assurance temporaire comme Cartage en cas de prêt de voiture.

À retenir :

  • Avec une assurance au tiers classique, vous payez les réparations si vous êtes responsable.

  • En cas d’accident avec un tiers identifié, c’est son assurance qui paie.

  • Un accident en prêtant votre voiture peut coûter cher, sauf si vous avez une assurance complémentaire.

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